Un bullet journal essayé trois mois pour piloter mon activité

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Un bullet journal essayé trois mois pour piloter mon activité

Le Bullet Journal Leuchtturm1917 a claqué sur la table, et j’ai vu d’un coup mes relances en retard. J’ai ouvert la double page du monthly log, et tout était là, clients, rendez-vous, rappels, sans l’excuse du flou. J’ai été frappée par trois lignes marquées d’une croix et deux appels que je n’avais pas relancés depuis vendredi.

Comment j’ai organisé mon bullet journal et posé mon protocole sur trois mois

Dans mon cabinet, dans la région de Saint-Omer, je gère seule mes projets depuis 10 ans. Mon métier et chroniqueuse business m’oblige à garder les échéances en tête, sans me perdre dans les oublis. J’écris aussi pour Mots et Merveilles, et je m’en tiens à ce que j’ai réellement testé sur le terrain. Avec mes deux enfants de 8 et 11 ans, j’ai aussi besoin d’un système que je peux rouvrir après une soirée chargée.

J’ai pris un carnet A5 pointillé de 120 pages, trois stylos gel et deux surligneurs fins. J’ai vite compris que mon stylo gel traversait le papier à la lumière rasante, rendant illisible la page de derrière. Le ghosting m’a gênée dès la deuxième semaine, et le bleed-through a sali le verso quand j’ai voulu écrire vite.

J’ai posé un monthly log sur une double page, puis un weekly log plus simple à suivre. J’ai ajouté des puces pour le rapid logging, une flèche pour les tâches migrées, et une coche pour ce qui partait vraiment. J’ai alterné trois mois de test, avec une revue hebdomadaire gardée une semaine sur deux, puis sautée la semaine suivante.

Je passais 18 minutes à la mise en place quand je restais simple, et presque 30 minutes quand je rajoutais trop de pages. J’ai voulu mesurer trois choses très terre à terre, les délais tenus, les relances en retard et ma charge mentale. J’ai aussi regardé la qualité du suivi client, parce que mon métier et chroniqueuse business me ramène vite à la réalité.

Aucun diplôme d’école de commerce ni certification en conseil : la légitimité vient de la pratique, et c’est à partir de là que j’ai testé ce carnet. Je ne donne pas de conseil juridique, fiscal ou financier réglementé ; dès qu’un sujet sort de mon cadre, je préfère orienter vers une professionnelle compétente. Je me suis appuyée sur ma propre expérience d’indépendante et sur les méthodes que je teste vraiment. J’ai été convaincue par le principe du tri, mais j’ai voulu voir ce qu’il restait quand je lâchais la revue du vendredi.

Le jour où j’ai compris que ça ne marchait pas sans ma revue hebdo

En ouvrant mon bullet journal ce lundi matin, j’ai vu trois pages noircies de flèches et de croix, et j’ai senti la charge mentale m’écraser. J’avais laissé courir les tâches depuis le week-end, et mon carnet était resté ouvert sur la mauvaise page. Les échéances glissées se voyaient tout de suite, et je me suis retrouvée face à une liste que je n’avais plus envie de lire.

Cette semaine-là, j’ai oublié 4 relances clients, manqué 2 appels, et laissé 1 rendez-vous sans préparation. Quand je faisais ma revue, je tombais à 0 oubli visible, ou presque, parce que je reprenais tout le lot avant le lundi. La différence ne tenait pas à l’outil seul, mais au geste de tri qui oblige à décider ce qui mérite d’être repris.

Je me suis retrouvée avec une vraie sensation de gâchis. J’avais décalé un rendez-vous à 19h30, et cela a bousculé le dîner avec mes deux enfants. J’ai fini la soirée à recoller les morceaux, avec l’impression que mon carnet me renvoyait ma propre négligence au lieu de me soulager.

J’ai vu aussi mes erreurs de départ. J’avais trop de collections, je recopiais sans prioriser, et je laissais mes pages de travail se mélanger avec mes notes d’idées. J’ai compris que le système me punissait dès que je voulais tout faire tenir dans le même bloc.

Trois semaines plus tard, ce que j’ai observé en alternant revue et oubli

J’ai repris le protocole avec une revue chaque dimanche soir, puis j’ai re-sauté une semaine pour comparer. Je consacrais 22 minutes au monthly log et au weekly log, puis je terminais la journée avec du rapid logging en 6 minutes. J’ai gardé les mêmes repères pendant trois semaines, pour voir si le papier résistait à mon rythme réel.

Sur ces semaines, j’ai migré en moyenne 9 tâches quand je faisais la revue, et 15 quand je la sautais. J’ai eu 1 relance en retard avec la revue, puis 6 sans revue. Le temps de rattrapage a glissé de 14 minutes à 43 minutes, parce que je passais plus de temps à chercher qu’à agir.

J’ai simplifié mes collections, et j’ai séparé le carnet d’idées du carnet de suivi. J’ai aussi pris un papier plus épais, à 160 g, et le verso s’est nettement mieux tenu. Les tâches migrées sont restées en marge avec une petite flèche ou une date, au lieu de m’envahir toute la page.

J’ai été frappée par un point que je n’avais pas prévu. Voir noir sur blanc une tâche non faite me démotivait par moments au lieu de me pousser. J’ai donc réduit la taille des encarts, et j’ai gardé une page par semaine pour éviter l’effet mur de papiers.

Mon verdict après trois mois : ce qui marche, ce qui coince et pour qui

Avec la revue hebdomadaire, j’ai tenu 18 relances à temps sur 20. Sans elle, 6 relances sur 11 sont parties en retard, et je l’ai vu très vite dans mes mails. Le bullet journal m’a aidée quand je lui ai laissé une place simple, pas quand j’ai voulu le charger de tout mon suivi.

Dans mon cas, le papier m’a apporté une vue nette et une vraie mémoire de travail. Mon ancien outil numérique gardait mieux les alertes, mais je le consultais en biais, entre deux appels, et je ratais des choses. Le carnet, lui, ne pardonne pas la revue oubliée, et c’est là que je me suis retrouvée le plus vite en difficulté.

Je trouve que ce système tient bien pour une activité solo, avec peu de tâches urgentes qui tombent en cascade. Dès qu’il y a une équipe, des validations en chaîne ou une charge familiale plus lourde, je le trouve moins souple. Pour moi, il demande une discipline hebdomadaire très nette, sinon il se transforme en cahier de rappels en retard.

Je garde donc la version simple, avec un weekly log, un monthly log, et peu de collections. Pour tout ce qui touche à la compta réglementée, je m’arrête là et je laisse ce point à mon expert-comptable. Le reste, je le pilote au carnet, avec mes méthodes que je teste vraiment et mon propre rythme de travail.

Mon verdict est net : le Bullet Journal Leuchtturm1917 m’aide quand je le traite comme un outil de tri, pas comme un objet à décorer. Je me suis sentie plus au clair avec mes priorités dès que j’ai allégé la mise en page. Quand je saute la revue, le système se dérègle, et je le vois tout de suite.

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